Bienvenue sur le site internet du club handisport de Thionville !
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Le Lunévillois Théo Curin était à Thionville ce week-end pour les championnats de France de paranatation. Celui qui est aussi acteur dans une série de France 2 revient sur l’évolution de sa discipline comme de son parcours.

« Je suis le p’tit con. Un mec hyper hautain » ! Et Théo Curin sourit dans la foulée, ajoutant : « Tout ce que j’essaie de ne pas être dans la vraie vie, en fait ! », évoquant le personnage qu’il interprète dans la série télévisée Vestiaires, sur France 2.

Le nageur handisport lunévillois évoque d’ailleurs cette opportunité comme un des nombreux épisodes de sa vie qui lui font dire : « Je n’échangerais pas ma vie, même si je pouvais récupérer mes bras et mes jambes ! » Ses quatre membres amputés à l’âge de 6 ans, suite à une méningite, il n’y a pas longtemps vu un coup du sort. « C’est un tremplin qui m’a permis de réaliser tellement de choses que je n’aurais pas faites si je n’avais pas été handicapé ! »

À commencer par son parcours, depuis six ans, dans tous les bassins de France et, rapidement, dans des eaux internationales : Théo a participé aux Jeux paralympiques de 2016 et fini 4e , à la pire des places. « C’était frustrant, mais c’était la première fois. Il y avait la satisfaction d’avoir accompli quelque chose ».

Un système « très compliqué »

L’échéance de Tokyo 2020 approchant à grands pas, il entend bien tout faire pour être retenu en équipe olympique. Via une perf en 200 mètres nage libre ou 50 mètres papillon, ses deux spécialités. « Ensuite,   si on est présélectionné, c’est au staff de faire ses choix ».

En revanche, en termes de choix toujours, le nageur de 18 ans est   dubitatif sur celui qui préside désormais à l’organisation d’un des   deux  championnats : « C’est un mixte des sept nages possibles. Le système de calcul de points est très compliqué. À mon sens, il ne   m’avantagera pas ».

L’athlète revient aussi sur les catégories de handicap, au sein   desquelles il voit des écarts trop grands : « Je suis en catégorie S5.   Des  fois, je nage avec des mecs… qui ont leurs bras ! » Théo Curin   relève ici un ressenti de nombreux nageurs.

Pour autant, Sami El Guédarri, directeur sportif de la natation   handisport française, modère cette idée : « Dans chaque catégorie,   il y a certes un haut et un bas de classe, mais c’est à la marge. Et un   nageur qui a ses bras n’aura pas forcément d’abdos à cause par   exemple d’une paraplégie, etc. Il faut savoir que les catégories ont été revues en 2016 et qu’un testing de classification dure une heure et   demie ! Le truc, au-delà des questions de catégories, c’est   d’apprendre à optimiser la moindre parcelle de son corps. »

Pour autant, le Meurthe-et-Mosellan sait qu’il a sa carrière devant lui et ne parle que de « travailler et progresser encore ».

Objectif : Malaisie 2019

Le Lunévillois n’a pas que la natation dans la vie. Parti pour un Bac   sanitaire et social, il s’est rendu compte de son attirance pour la   com,  l’événementiel et le cinéma. C’est sur un écran aussi que l’on   peut retrouver un des messages qu’il transmet. « Pour toucher les   jeunes, j’ai fait une vidéo avec le youtubeur Thibo In Shape ». Et ça a   fonctionné : « Dans la rue, ils me disent “Eh, mais t’es le nageur !” et   pas “Ah, mais qu’est-ce qu’il t’est arrivé ?”». Tout relax que soit le   jeune homme, son esprit de compétiteur ne le quitte pas et son   actualité n’est ni la télé ni internet mais bien « les championnats du   Monde en Malaisie, en juillet ».

Une nouvelle formule plus exigeante

 « Il y a deux championnats de France et désormais, c’est une première, l’un se fera en petit bassin », indiquait Anita Fatis, chargé de   l’organisation du championnat de France de paranatation qui s’est   tenu ce week-end à Thionville.

 La grosse nouveauté, c’est le mode de qualification qui ne se fait   plus  avec une seule nage mais avec la totalité du programme   paralympique (moins une épreuve) pour chaque nageur. « On se   retrouve ainsi avec 75 participants, contre 200 les autres années. C’est une formule plus exigeante puisqu’il est plus dur de se qualifier ».

L’autre nouveauté, c’est que tous nagent ensemble, sans distinguo   entre les handicaps ni le sexe. Ces caractéristiques sont en revanche prises en compte dans le mode de calcul, via une table de cotation :   il ne s’agit plus de comparer des chronos mais des moyennes de   points.         

L’idée est de densifier les courses, « le vivier de nageurs handisport   étant plus resserré qu’en valides », souligne Sami El Gueddari,   directeur  sportif de la natation handisport française. Il indique aussi   qu’« au niveau international, la France était plutôt en retard car ses   nageurs n’étaient pas polyvalents ». Autre vertu : « Pratiquer plusieurs   nages entraîne nos athlètes à l’esprit des courses, à enchaîner en   étant moins fatigués. Et de toute façon, il ne faut pas spécialiser trop   tôt un nageur ».

La nageuse thionvilloise Johanna Ragazzini confirme : « Nager avec les hommes, ça reste un challenge. Pour ce qui est de pratiquer toutes les nages, c’est pas mal. Pour ma part, je vais devoir améliorer la brasse et le papillon ». Elle qui a pourtant fait samedi un 50 mètres papillon en 1 min 05, battant ainsi son record.

V. T.

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